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REVIEW
LA NOTE DE LA REDAC
7/10

Diablo 3 REVIEW HACK & SLASH RPG


+ Un bon jeu, sans plus ? +


Date : 05/05/2012

Dans l’histoire des jeux vidéo, deux jeux se faisaient particulièrement attendre. Il s’agissait de deux suites, Duke Nukem Forever et Diablo 3. Même si le premier fût décevant, la suite de Diablo porte de bons espoirs.

Diablo 3 se déroule à la suite de Diablo 2. Après le départ du héros du 2, des événements étranges commencent à se produire. Vous êtes le nouveau héros de ces terres, et vous allez éradiquer le mal, ouais !

Avec Diablo 3, Blizzard à réussi à rendre le jeu beau sur des machines moyennes et accessible (peut être même trop), mais il a perdu au passage de sa saveur : pas de personnalisation et l’impression de jouer à un jeu « casualisé ». En tout cas en mode normal il n’y a aucun risque, les items tombent correctement et le jeu est relativement simple. Le mode multijoueur rend le jeu encore plus facile, et plus particulièrement pour les classes à distance. Le mode hardcore ajoute une petite sensation de danger mais le jeu reste très simple. Les mécaniques du jeu ont été simplifiées et les éléments rébarbatifs du jeu d’origine ont été enlevés. Ce n’est pas plus mal d’un côté, mais la perte des points d’affinité à assigner est vraiment décevante.  En clair, Diablo 3 reste un très bon jeu, mais légèrement en dessous de ce qu’on en attendait (on en attendait beaucoup). Les fans du jeu d’origine se tourneront peut être plus volontiers vers Torchlight 2 ou Path of Exile.

Téléchargement et installation +

Le jeu a été testé à l’occasion de l’open bêta de Diablo, soit le week end  du 14 (un mois pile avant la sortie du jeu) suite à l’annonce surprise de Blizzard. Nous étions donc plusieurs millions ce week end à télécharger le jeu et à jouer. Malgré cela, les serveurs ont tenu le coup et le téléchargement des 3,5Go du jeu s’est déroulé plutôt convenablement. (Certes à 300Ko/sec et en utilisant entièrement le téléchargement en P2P, les serveurs de téléchargement de Blizzard devant être sursaturés. Mais on sentait qu’ils avaient prévus le coup. Le launcher est propre, les informations claires, et on a la possibilité de jouer avant la fin du téléchargement, dès que toutes les données critiques sont téléchargées.

Une fois le jeu lancé nous sommes invités à nous connecter, lors de la bêta les serveurs étant saturés il était impossible de se connecter avant 1h du matin, 24h plus tard Blizzard avait corrigé ce problème et quasiment aucun problème n’est apparu à la connexion. Reste à voir ce qu’il se passera lors de la sortie officielle du jeu le 15 mai, car même si le jeu se joue principalement hors ligne, la connexion aux serveurs de Blizzard est nécessaire. Cela se comprend dans le sens où de nombreuses fonctionnalités que nous découvrirons plus tard sont online, et la connexion requise pour jouer permet de s’assurer que les joueurs ne trichent pas. (En plus d’être un moyen plutôt efficace contre le piratage, même si les ventes du jeu seront probablement excellentes, piratage ou pas.)

Création personnage et initiation au jeu +

Disons le tout de suite, la création des personnages est vraiment décevante. Chaque classe peut être jouée avec un personnage masculin ou féminin, mais c’est la seule personnalisation possible. Le skin du personnage est fixé en fonction de sa classe et de son sexe, et ça s’arrête là. Pour un jeu sorti en 2012, c’est un peu limite, même si les personnages ont un skin respectable. Mais on se rend vite compte d’un autre problème : c’est très laid. Avec les caractéristiques techniques à fond, les personnages vu de si près sont vraiment laids : textures qui bavent, muscles polygonaux, cet aspect est décevant et très loin de ce qu’on a pu voir lors des vidéos de teasing du jeu. Cependant une fois dans le jeu, on ne remarque vraiment plus du tout ce détail (à moins de zoomer au maximum).

Dès le début du jeu, on est plongés dans une ambiance moribonde avec des zombies qui sortent du sol à poutrer. Il y en a peu, le chemin est linéaire et on apprend les contrôles du personnage pendant quelques mètres avant d’arriver au village, là ou les quêtes nous seront données.

Ce qui frappe tout de suite, c’est la qualité des contrôles et des graphismes. Contrairement à ce qu’on vu précédemment, les textures sont propres au niveau des décors, tout est vraiment magnifique et très détaillé. Notre personnage s’intègre bien aux décors ainsi que les ennemis. Tout au long de la bêta, les soin apporté à l’ambiance et aux décors a été bluffant.

 Les quêtes s’enchainent d’ailleurs très bien, il y a du rôle-play à gogo pour ceux qui aiment ça, et pour ceux qui n’aiment pas ça et bien il n’y a même pas besoin de lire, il suffit de tuer à peu près tout ce qui bouge et les quêtes défilent rapidement, tout est très intuitif. Le level design est vraiment bon, et on aimerait bien qu’il soit aussi bon dans les mmorpg, ce qui rendrait le leveling vraiment fun.

Gameplay +

Les caractéristiques du personnage évoluent en fonction de son niveau, mais elles sont propres à la classe du personnage et le joueur n’a aucune influence sur celles-ci. C’est un peu dommage, on ne peut pas choisir le skin du joueur, les caractéristiques sont fixes, etc… Le jeu est réduit à sa plus simple expression : exploration et bashing.

Seule la classe du warrior a été testée ici. Lors du premier niveau nous n’avons comme skill que : taper avec clic gauche et se protéger avec clic droit (lorsqu’un bouclier est équipé). Puis nous apprenons un nouveau skill, le stun de zone. Cela permet d’étourdir tous les ennemis qui sont autour de notre personnage pendant un temps plus ou moins long. De nombreux skills vont nous être appris tout au long de la progression du personnage. Pour chaque skill, des effets additionnels sont débloqués, comme par exemple le stun lors de l’attaque normale. Les skills du warrior utilisent de la stamina, qui se recharge lorsqu’on porte un coup classique que ce soit sur le décor ou sur un ennemi. Cela permet au warrior d’avoir une force constante tout au long du combat, sans s’affaiblir. Il faudra par contre bien faire attention à votre réserve de potions de santé car le warrior étant au corps à corps, il a tendance à prendre cher surtout contre les unités à distance. D’ailleurs votre santé vous sera rendue assez régulièrement lorsque vous chassez, les monstres faisant tomber parfois des potions et des orbes de vie qui vous régénèrent votre santé progressivement lorsqu’elles sont ramassées.

Les ennemis dropent d’ailleurs souvent des objets, de l’équipement et plus souvent des pièces d’or qui vous permettront d’acheter divers types de fournitures en ville, ou à l’hôtel de ventes. L’hôtel des ventes est accessible depuis l’écran principal du jeu et permet aux joueurs de vendre leurs objets au prix qu’ils souhaitent. Cette fonctionnalité online ajoute de la valeur à votre progression offline.

Si vous ne trouvez pas les équipements qui vous intéressent et que vous n’avez pas assez d’argent pour les acheter à l’hôtel des ventes, vous pouvez toujours les crafter : pour cela il vous faudra des matériaux que vous pouvez obtenir en détruisant les objets de qualité rare ou plus que vous obtiendrez. Mais pendant la bêta les objets tombaient assez régulièrement, et se retrouve avec un équipement correct assez vite grâce aux quêtes et monstres épiques à tuer.

Les donjons sont assez simples, au début du moins, et leur exploration se fait intuitivement. Il n’y a pas de passages de reflexion particulière, il suffit d’avancer et de tuer les ennemis qui nous font face. La sauvegarde du jeu est automatique et en ligne, et on retrouve automatiquement notre position lorsqu’on se reconnecte. Les mecaniques de base du jeu ne changent pas, les portails de téléportation sont toujours présents, mais ils ont retiré les éléments agaçants : plus de parchemins pour identifier ou créer un portail : il suffit de cliquer sur l’objet pour l’identifier, et un skill est présent en permanence pour se téléporter en ville.

Différents niveaux de difficulté sont présents et pour chaque quête il est possible au joueur de choisir la difficulté qu’il souhaite. Au départ, seule la difficulté normale est sélectionnable. Le mode hardcore qui introduit une mort réelle du personnage est disponible qu’à partir du niveau 10.

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